Quel vin avec un parmesan de 24 mois ou plus ? Les grands classiques italiens
Lambrusco, le partenaire inattendu et historique
C’est le complice traditionnel, parfois moqué à tort. Un bon Lambrusco artisanal, sec (secco) et pétillant, irrigue le palais comme il faut. Son léger perlant, sa robe framboise profonde, ses notes de cerise noire réveillent la salinité et l’umami du Parmesan, surtout autour de 24-30 mois d’affinage. Le Lambrusco di Sorbara ou Lambrusco Grasparossa di Castelvetro, deux DOC références, brillent dans ce jeu du contraste dynamisant.
- Servir frais (10-12°C) pour l’énergie !
- Entre 5 et 10€ pour un bon producteur (Ceci, Paltrinieri, Chiarli…)
Le roi Barolo : noblesse et profondeur
Si le parmesan a plus de 36 mois, cap sur la rencontre des titans. Le Barolo, vin rouge du Piémont, se distingue par son corps, ses tanins soyeux, et ses notes tertiaires de sous-bois, de cuir et de fruits mûrs. Le parmesan très affiné (36-48 mois), aux accents d’amande et de noix, dialogue magnifiquement avec la puissance structurée d’un Nebbiolo.
- Barolo (DOCG) : préférer un millésime de 8 à 15 ans pour plus d’harmonie (éviter les tanins trop bruts)
- À servir autour de 18°C – Ouvrir 1h avant
C’est l’accord “grande occasion”, riche d’émotions et de longueur en bouche.
Vin blanc sec et ample : le secret des Parmesan-lovers
Sur un parmesan de 24-30 mois, un blanc sec italien fonctionne aussi très bien :
- Verdicchio dei Castelli di Jesi (Marches) : vivacité, agrumes, finale minérale, parfait pour la fraîcheur.
- Soave Classico (Venetie) : notes florales et fruits à noyau, belle digestibilité.
- Fiano di Avellino DOCG : fruits exotiques mûrs et longueur, alliés à la persistance fromagère.
Le grand secret : ces vins blancs secs, élevés sur lies ou légèrement boisés, réveillent les notes de noix et d’herbes du parmesan, sans les masquer.