Fromages à pâte dure : véritables piliers des terroirs italiens et français
Quand on pense à la gastronomie italienne et française, il est impossible d’ignorer ces monuments que sont les fromages à pâte dure. Qu’il s’agisse d’un Parmigiano Reggiano affiné 36 mois, d’un Grana Padano fruité, ou d’un Comté jurassien vieilli douze mois, ces fromages incarnent la richesse d’une région et la patience du temps. Ils sont le résultat d’un savoir-faire ancestral et d’une maturation lente qui concentre leur caractère : pâte serrée, cristaux de tyrosine, arômes de noisette, fruit, beurre. Lourde erreur que d’imaginer pouvoir accorder n’importe quel vin blanc avec eux…
La question de l’accord parfait est prise très au sérieux, que ce soit dans un osteria de Modène ou chez un fromager des Halles de Lyon. Mais il y a surtout une erreur à ne pas commettre, celle de choisir le mauvais vin blanc sous prétexte qu’« avec le fromage, ça passe toujours ! ». Non, tout ne passe pas, et certains vins risquent de ruiner la magie du fromage aussi sûrement qu’un espresso tiède à Naples. Plongeons dans les raisons, appuyées par les retours d’œnologues, de maîtres fromagers et par l’expérience des terroirs.