Petite histoire et grande diversité des vins doux italiens
Les vins doux italiens, ce sont des siècles de savoir-faire, des paysages baignés de soleil, et des méthodes parfois ancestrales. Le pays se classe d’ailleurs dans le top 5 mondial des producteurs de vins doux naturels et liquoreux selon l’OIV (Organisation Internationale de la Vigne et du Vin). On en recense plusieurs centaines, répartis dans quasiment toutes les régions, et façonnés selon des techniques bien distinctes :
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: Les raisins sont séchés sur claies (comme pour le célèbre Recioto della Valpolicella ou le Vin Santo toscan), concentrant ainsi les sucres et les arômes.
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: On laisse volontairement les grappes sur souche, souvent jusqu’à surmaturité (ex : le Moscato di Pantelleria).
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: Interruption de la fermentation par ajout d’alcool, comme pour certains Marsala ou Malvasia di Lipari.
Pas de cloisonnement géographique : des Abruzzes à la Sicile, chaque région a son trésor. En chiffres, l’Italie produit près de 90 millions de bouteilles de vins doux par an (Istat, 2023), et le segment continue de plaire, notamment à l’export où Moscato et Vin Santo séduisent amateurs et néo-curieux.