Les seigneurs italiens de la puissance : Amarone, Primitivo, Barolo & co
Plusieurs grandes appellations italiennes sont connues (et reconnues mondialement !) pour leur extrême puissance. Face à elles, beaucoup de plats végétariens ont du mal à tenir tête.
| Appellation |
Cépage principal |
Degré d’alcool moyen |
Style/Tannins |
Accord végétarien difficile |
| Amarone della Valpolicella (Vénétie) |
Corvina, Rondinella |
15–16,5% |
Très puissant, tannique, riche |
Risotto aux légumes, gnocchi, aubergines au parmesan |
| Primitivo di Manduria (Pouilles) |
Primitivo |
14,5–16% |
Chaleureux, confituré, structure souple mais dense |
Pasta primavera, légumes grillés |
| Barolo (Piémont) |
Nebbiolo |
14–15% |
Hyper tannique, long, « sérieux » |
Champignons farcis, risottos clairs |
| Brunello di Montalcino (Toscane) |
Sangiovese Grosso |
14–15% |
Pouvoir tannique, intensité aromatique |
Polenta crémeuse, oeufs, artichauts sautés |
Un Amarone, par exemple, représente à lui seul la puissance du Nord-Est : des raisins séchés, presque confits, des notes de cerise noire macérée, un alcool généreux. Plutôt qu’un simple plat végétarien, il appelle des plats riches, mijotés, parfois même à base de gibier. Imaginez seulement : une quiche ricotta-épinards face à une telle vague… Elle ne tiendrait pas longtemps. L’Amarone a d’ailleurs longtemps été considéré « trop ambitieux » pour la cuisine végétale, sauf à oser une recette de cèpes caramélisés et truffe noire.
Même constat pour le Primitivo di Manduria : ce vin du Sud, solaire, développe une opulence, une sucrosité presque sirupeuse qui écrase la plupart des plats végétariens. Son fruité intense domine la saveur douce des courgettes ou l’herbacé des poivrons.