Trois régions phares et leurs pépites biodynamiques
La Sicile : la dynamique explosive du Nerello Mascalese
Le versant nord de l’Etna regorge de vins, souvent élevés à 600-1000 mètres d’altitude, exprimant une vibrante fraîcheur et des sols volcaniques. Le Nerello Mascalese — cépage roi de la zone — livre dans son habit biodynamique une digestibilité exceptionnelle, avec de fines notes de fruits rouges, de cendre froide et une texture soyeuse.
- Idée d’accord : “Tartare de bœuf, sphérification de moût d’Etna rosso, cristaux de câpre de Pantelleria” >> Un Nerello Mascalese biodynamique (ex : Tenuta delle Terre Nere, Frank Cornelissen).
- Anecdote : Frank Cornelissen travaille sans ajout de soufre sur certains cuvées : le vin est vivant, évolue dans le verre, parfois même en bouche !
Le Frioul : la précision minérale d’un Ribolla Gialla
Dans le Collio, la famille Radikon, pionnière, a prouvé que le blanc italien pouvait rivaliser avec les plus grands. Leur Ribolla Gialla, élevé sur lies, en amphore pour certains lots, offre une matière saline, citronnée, parfois tannique (Radikon).
- Pour un plat moléculaire typique : “Gelée de tomate jaune, sorbet de basilic, eau de burrata” >> Ribolla Gialla de Radikon ou Gravner : l’acidité et la texture “skin contact” réveillent le plat sans le dominer.
La Toscane : élégance florale et énergie du Sangiovese
Au pied du Chianti, Stefano Amerighi cultive le Sangiovese selon des protocoles stricts, sans levures sélectionnées (site officiel : Stefano Amerighi). Résultat : des rouges digestes, vibrants, parfois légèrement perlant dans la jeunesse, aux notes de cerise, violette et épices fines.
- Idée d’accord : “Nuage de parmesan, chips de jambon de Cinta Senese, sphères de melon” >> Sangiovese biodynamique jeune, fruité, sans élevage en fût neuf pour ne pas couvrir la délicatesse du plat.