Anecdotes de vignerons : l’intensité, un marqueur identitaire
Certains domaines défendent haut et fort la typicité de leurs vins, puissants par tradition. Alessandro Mori, du domaine Il Marroneto à Montalcino, assume : « Un Brunello doit marquer la bouche, il porte la mémoire de notre sol et de notre soleil » (propos recueillis dans La Revue du Vin de France). Dans le sud, Arianna Occhipinti, star de la nouvelle vague sicilienne, préfère des vins vendangés plus tôt, moins denses et plus frais. Mais dans l’ensemble, la tendance à la puissance reste forte, au moins sur certains grands rouges.
D’après l’étude annuelle du Consorzio Vini d’Italia, 57% des Grands Crus italiens dégustés à l’export affichent un taux d’alcool supérieur à 14%. La recherche d’impact, notamment pour séduire les marchés étrangers, n’a pas complètement disparu.