Les meilleurs vins rouges italiens pour les tagliatelle al ragù
Lambrusco : pétillance et tradition émilienne
Voici sans doute l’accord le plus authentique et pourtant souvent méconnu en France. Le Lambrusco, dans sa version sèche (« secco » ou « amabile », loin des rouges sucrés d’entrée de gamme), offre :
- Une belle acidité et une sensation de fraîcheur qui « lave » le palais entre deux bouchées.
- Des bulles fines qui aèrent une bouchée parfois riche et rendent le ragù moins lourd.
- Une trame fruitée épicée : cerise noire, violette, un soupçon de sous-bois.
Il se boit frais, autour de 14°C. Historiquement, c’est le compagnon des tables de Modène ou de Reggio Emilia (Consorzio Lambrusco). Un Lambrusco di Sorbara ou un Grasparossa di Castelvetro sont à privilégier pour leur droiture.
Sangiovese di Romagna : la classe toute en finesse
À l’Est de l’Émilie, le Sangiovese di Romagna (Ravenne, Forli…) s’impose aussi. Plus souple et floral que son cousin toscan (le brunello par exemple), il joue sur la fraîcheur :
- Une acidité moyenne, jamais agressive
- Des tannins souples qui prolongent la saveur de la viande
- Des arômes de fruits rouges, de violette, de sous-bois
Il structure la bouche sans l’alourdir. En 2023, la production annuelle du Sangiovese di Romagna dépassait les 14 millions de bouteilles, selon l’Consorzio Vini di Romagna, preuve de son importance locale.
Barbera, Gutturnio : puissance et équilibre
Pour ceux qui recherchent davantage de profondeur, la Barbera (Piémont, mais aussi Colli Piacentini en Émilie) offre :
- une acidité tranchante adaptée à la sauce tomate,
- peu de tannins,
- des notes de fruits rouges mûrs, d’épices, parfois une touche boisée.
Le Gutturnio (assemblage Barbera & Croatina, Colli Piacentini) combine la structure et la gourmandise. Ces vins sont idéals pour réveiller un ragù très charnu – surtout s’il comporte un peu de porc.