La tradition italienne : le rosé et le Lambrusco, deux pistes évidentes
Si l’on regarde ce qui se fait dans les trattorias de Modène ou de Parme, on constate deux réflexes majeurs : le vin rosé sec ou le Lambrusco.
Lambrusco, le retour d’un vieux copain
Longtemps décrié hors d’Italie pour ses versions sucrées et agricoles, le Lambrusco DOC fait sa révolution discrète depuis une quinzaine d’années (Wine Spectator, 2019). Son secret pour la pizza ? Des bulles fines, une légèreté rafraîchissante, une palette aromatique oscillant entre fruits rouges, violette, et une pointe poivrée. Un Lambrusco sec (brut ou secco), pas trop toiletté, est parfait avec la douceur du jambon de Parme. Les meilleurs producteurs, comme Medici Ermete, Cleto Chiarli ou Venturini Baldini, misent sur la Gamme Lambrusco di Sorbara ou Grasparossa.
Rosé d’Italie : la fraîcheur au service du goût
En Émilie-Romagne, mais aussi en Ombrie ou plus au sud, les rosés secs gagnent la table. Leur acidité naturelle, leur notes de petits fruits, s’accordent avec la fraîcheur de la mozzarella et la chair onctueuse du jambon. Parmi les champions, citons le Cerasuolo d’Abruzzo (fait de Montepulciano), le Rosato di Toscana (souvent à base de Sangiovese) : ni trop fruités, ni trop capiteux, ils savent garder l’élégance.
- Cerasuolo d’Abruzzo DOC : couleur intense, structure, fruits rouges frais, une touche saline.
- Chiaretto di Bardolino DOC (Lac de Garde) : plus floral, qui fait le pont entre Sud et Nord.
- Rosato di Toscana : léger, minéral, parfait pour ceux qui aiment la discrétion raffinée.