Paroles de vignerons : engagement et pratiques concrètes
Derrière chaque bouteille, il y a souvent une histoire de retour à la terre. Chez Elena Pantaleoni (La Stoppa, Emilie-Romagne), par exemple, la conversion aux vins nature est née d’une simple question : « Pourquoi nos vins donnaient maux de tête à nos amis vegan ? » Depuis, plus d’intrants chimiques, un rendement limité, et l’envie d’être alignée « avec l’énergie des saisons ».
La Sicile est devenue le laboratoire du nature italien, notamment autour de l’Etna. Là-bas, Arianna Occhipinti travaille la vigne comme au XIXe siècle, refaisant à la main les murets de pierres sèches pour éviter l’érosion, et n’utilise que des cuves en ciment brut. Les levures sont celles du sol, « pour entendre la chanson vraie du Nero d’Avola », plaisante-t-elle.