Les alliances sûres avec le Pecorino Romano
Les blancs avec de la vivacité : l’appel à la fraîcheur
Rien d’étonnant qu’un blanc soit souvent le meilleur complice du Pecorino Romano. L’acidité tranchante d’un Verdicchio dei Castelli di Jesi (Marches) ou d’un Greco di Tufo (Campanie) vient calmer la salinité du fromage et apporte une longueur fraîche en bouche. Ils offrent aussi, chacun à leur manière, des notes de fleurs blanches et d’agrumes qui s’accordent à l’aromatique du lait de brebis.
- Verdicchio dei Castelli di Jesi DOC : Vif, minéral, 12-13% vol., prix moyen 10-15€.
- Greco di Tufo DOCG : Plus structuré, arômes d’amande et d’épices, 12,5-13,5% vol.
- Soave Classico (Veneto) : Notes d’amande et de pomme, légère touche saline qui rappelle le fromage.
Les rouges fruités et peu tanniques : l’Italie du Sud à l’honneur
Les vins rouges trop charpentés et tanniques ne font pas toujours bon ménage avec le Pecorino Romano. Ils accentueraient la sécheresse du fromage. À l’inverse, un rouge du sud, bien fruité mais souple, joue sur l’équilibre.
- Frappato (Sicile) : Pur fruit, tanins sages. Parfait sur un Pecorino Romano affiné 8 mois.
- Montepulciano d’Abruzzo (Abruzzes) : Fruits noirs, poivre, structure légère. Compagnon idéal pour une planche à l’apéritif.
Ici, le vin n’alourdit pas la bouche mais prépare à une nouvelle bouchée.
Les bulles revigorantes : vivacité et légèreté
- Prosecco Brut (Vénétie) : Bulle fine, dosage faible, fruité blanc. L’effervescence décroche le gras du fromage et rafraîchit le palais.
- Lambrusco secco (Emilie-Romagne) : Plus original, il offre une mousse gourmande et un cœur de fruits rouges, tout en gardant une sécheresse salutaire.
Le secret pour ne pas tomber dans un accord brut de décoffrage : préférer les cuvées les moins dosées pour éviter la sucrosité face au sel du Pecorino.